Le-projet-de-systeme-autonome-de-Bosch_exact1900x908_lQuel est le point commun entre les principaux constructeurs automobiles comme Peugeot, Renault, Tesla ou BMW, et les géants des télécoms et du Web comme Apple, Google, Intel ou Qualcomm ? Tous souhaitent participer au développement des premières voitures autonomes qui permettront aux conducteurs de devenir de simples passagers.

De nombreuses annonces en 2017

Depuis quelques mois, il ne se passe en effet pas une semaine sans que de nouvelles expérimentations grandeur nature soient effectuées ou que des acteurs du marché se concentrent. En début d’année, à l’occasion du salon CES de Las Vegas, les annonces ont été nombreuses :

  • Nvidia a présenté Xavier, un ordinateur de bord embarquant une intelligence artificielle, grâce auquel il ambitionne de mettre un véhicule autonome sur les routes d’ici à 2020.
  • Qualcomm a présenté une version spéciale de son processeur Snapdragon pour les automobiles.
  • Intel a annoncé Go, sa gamme de produits pour les voitures autonomes.

photo-peugeot-instinct-conceptQuelques semaines plus tard, c’est au salon Mobile World Congress de Barcelone que les acteurs du marché ont également fait des annonces, sur un salon pourtant réservé jusque-là au monde des télécoms. Peugeot en a profité pour dévoiler en avant-première un nouveau concept-car, conçu pour la voiture autonome et bardé de technologie, de la 5G au volant rétractable en passant par des commandes externalisées sur une montre ou un smartphone. Le tout en exploitant la plate-forme dédiée à l’Internet des objets de Samsung : Artik. Il ne s’agit que d’un concept qui ne devrait pas être disponible sur une vraie automobile avant 2030 au plus tôt…

Enfin récemment, c’est Bosch qui a fait appel à Nvidia pour développer un système de conduite autonome.

Fusion / acquisition : être une proie ou un prédateur ?

Via ce marché très concurrentiel, de nouvelles alliances se créent. En finalisant en mars le rachat de Harman International Industries, le spécialiste des équipements pour voitures connectées, Samsung a réalisé par exemple la plus importante acquisition internationale de son histoire. Le montant du rachat ? 8 milliards de dollars !

Intel MobileEyeAu même moment, c’est Intel qui s’est offert MobileEye, le spécialiste israélien des capteurs intelligents pour les voitures autonomes. Montant de la transaction : 15,3 milliards de dollars en cash (14,3 milliards d’euros). Cette fois, il s’agit du plus gros rachat d’une entreprise israélienne par un acteur étranger. Cet acteur quasi-inconnu du grand public propose déjà des solutions adoptées par une dizaine de constructeurs et utilisées sur plus de 15 millions de véhicules dans le monde.

Qualcomm NXPUber s’est quant à lui offert l’éditeur de logiciels Otto, le spécialiste des camions autonomes, pour 680 millions de dollars en octobre 2016. En mars de la même année, c’est General Motors qui a racheté son concurrent direct, Cruise Automation, pour 581 millions de dollars. Et pour terminer, c’est Qualcomm qui a annoncé le rachat également en octobre dernier de NXP, le numéro un des fournisseurs de puces pour automobiles, pour la modique somme de 47 milliards de dollars.

Et ces rapprochements ne sont sans doute pas terminés. Cela fait des années maintenant qu’Apple recrute des ingénieurs spécialisés dans l’Intelligence artificielle des automobiles, tout comme Google qui expérimente depuis longtemps la conduite autonome sur ses propres véhicules.

Reste à savoir quelles solutions seront les plus éprouvées et lesquelles seront adoptées par le plus de constructeurs automobiles… Affaire à suivre.

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